Stabat Mater de Pergolèse

Venez méditer sur la Passion de Notre Seigneur Jésus Christ au travers du regard maternel, avec cette œuvre majeure de notre culture, le STABAT MATER DE PERGOLESE.

affiche

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Au programme :

Sur le mont des Oliviers, il pria, s’adressant au Père : Père, s’il est possible, que ce calice passe loin de moi. L’esprit est ardent, mais la chair est faible. Que ta volonté soit faite.

Motet : Ave verum de Mozart 

Salut, vrai Corps né de la Vierge Marie, qui as vraiment souffert, immolé sur la croix pour l'homme.
Toi dont le côté percé laissa couler de l'eau et du sang, sois notre viatique à l'heure de la mort.
Ô doux Jésus ! Ô bon Jésus ! Ô Jésus, Fils de Marie ! 

Stabat Mater de Pergolèse

Stabat Mater dolorosa
Juxta crucem lacrimosa
dum pendebat Filius.

Cuius animam gementem,
contristatam et dolentem,
pertransivit gladius.

O quam tristis et afflicta
fuit illa benedicta
Mater Unigeniti.

Quæ mœrebat et dolebat,
Pia Mater cum videbat
Nati pœnas incliti.

Quis est homo qui non fleret,
Matrem Christi si videret
in tanto supplicio?
Quis non posset contristari,
Christi Matrem contemplari
dolentem cum Filio?
Pro peccatis suæ gentis
vidit Iesum in tormentis
et flagellis subditum.

Vidit suum dulcem natum
morientem desolatum,
dum emisit spiritum.

Eia Mater, fons amoris,
me sentire vim doloris
fac, ut tecum lugeam.

Fac ut ardeat cor meum
in amando Christum Deum,
ut sibi complaceam.

Fac ut portem Christi mortem, passionis fac consortem, et plagas recolere.

Fac me plagis vulnerari,
fac me cruce inebriari,
ob amorem Filii.

Flammis ne urar succensus
per te Virgo, sim defensus
in die judicii
Christe, cum sit hinc exire,

da per Matrem me venire
ad palmam victoriae.

Quando corpus morietur,
fac ut animæ donetur
Paradisi gloria.

Amen.

Elle se tint là, la mère endolorie, en larmes,
auprès de son Fils suspendu à la croix.

Son âme gémissante, désespérée et souffrante,
Fut transpercée d'un glaive.

O qu'elle fut triste et affligée
La très sainte Mère du Fils unique.
Qu'elle souffrit et fut endeuillée, la pieuse

Mère, quand elle assista à l'exécution de son Fils.

Quel homme sans verser de pleurs verrait la Mère du Christ endurer un si grand supplice ?

Qui pourrait dans l'indifférence
contempler en cette souffrance
la Mère auprès de son Fils ?
Pour toutes les fautes humaines,
Elle vit Jésus dans la peine
Et sous les fouets meurtri.

Elle vit l'Enfant bien-aimé
Mourant seul, abandonné,
Et soudain rendre l'esprit.

Ô Mère, source de tendresse,
Fais-moi sentir grande tristesse
Pour que je pleure avec toi.

Fais que mon âme soit de feu, dans l'amour du Seigneur mon Dieu :
Que je Lui plaise avec toi.

Du Christ fais-moi porter la mort,
Revivre le douloureux sort
Et les plaies, au fond de moi.

Fais que Ses propres plaies me blessent, que la croix me donne l'ivresse du Sang versé par ton Fils.

Je crains les flammes éternelles ;
Ô Vierge, assure ma tutelle
À l'heure de la justice.

Ô Christ, à l'heure de partir,
Puisse ta Mère me conduire
À la palme des vainqueurs.

À l'heure où mon corps va mourir,
À mon âme, fais obtenir
La gloire du paradis.

Amen.

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